Le projet de la Vulgate clémentine Francais

VulSearch et le projet de la Vulgate clémentine

Dernière mise à jour : 18/9/05 FAQ

Le texte clémentin

  1. Qu'est-ce que la Vulgate clémentine ?
  2. Quelle version du texte proposez-vous sur votre site ?
  3. Quelle est votre politique éditoriale ?
  4. Est-ce que votre texte est sous copyright ?
  5. Est-ce que votre édition possède l'Imprimatur ?
  6. A-t-on vérifié le texte ?
  7. Comment puis-je avoir confiance en votre texte ?
  8. Dans quels formats le texte est-il disponible ?
  9. Pourquoi le format basique du texte n'est-il pas une version d'XML ?
  10. Je veux citer votre texte, mais je m'inquiète de ce que vous puissiez le modifier après.

L'éditeur

  1. Qui êtes-vous ?
  2. Pourquoi êtes-vous si peu disposé à faire connaître votre identité?
  3. Qu'est-ce qui vous rend apte à ce travail ?
  4. Êtes-vous quelqu'un d'un peu fou ? le défenseur ennuyeux d'une cause perdue ? ou simplement un facho ?
  5. Pourquoi vous êtes-vous engagé dans ce projet ?
  6. Puis-je vous faire un don ?

Qu'est-ce que la Vulgate clémentine ?

Après que le Concile de Trente a déclaré en 1546 qu'uniquement la Vulgate doit être tenue « pour authentique dans les disputes, les prédications, les explications, et les leçons publiques, et que personne, sous quelque prétexte que ce puisse être, n'ait assez de hardiesse, ou de témérité, pour la rejeter » (Sess. IV, De editione et usu sacrorum librorum), le Saint-Siège lui-même entreprit d'en produire une édition corrigée, approuvée pour l'usage de l'Église universelle. Cette édition a été achevée à Rome en 1590, l'œuvre d'une commission fort érudite ; ensuite elle fut de nouveau revue et enfin publiée sous Sixte V. Après la mort de celui-ci, elle fut encore corrigée par le Jésuite Franciscus Toletus, et finalement imprimée en 1598, lors du pontificat de Clément VIII, dont le nom lui est attaché depuis 1641. Le texte clémentin était la seule version officielle de la Vulgate jusqu'à 1979.

Quelle version du texte proposez-vous sur votre site ?

Il y a un seul texte définitif de la Vulgate clémentine, à savoir l'Editio Typica publiée en 1598 par le Typographus Vaticanus, qui s'intitule « Biblia Sacra Vulgatæ editionis, Sixti V Pontificis Maximi jussu recognita et edita », sauf « si aliquid occurrat, quod typographicæ incuriæ manifeste ascribendum sit » (Clément VIII, Cum sacrorum). C'est donc ce texte-là que vous trouverez sur le site.

Malheureusement, je ne pouvais consulter l'original lorsque je préparais mon texte, donc il m'a fallu m'appuyer sur des textes plus récents. Je pris comme fond celui d'A. Colunga et L. Turrado (La Editorial Católica, Madrid, 1946), mais aussi me reportai-je parfois à l'édition méticuleuse de C. Vercellone (Typis S. Congregationis de Propaganda Fide, Rome, 1861), surtout lorsqu'il s'agissait d'un passage douteux.

Quelle est votre politique éditoriale ?

Tout d'abord, il va sans dire que je transcrivis le texte aussi fidèlement que je le pus, et je n'en ai pas changé un mot sauf, peut-être, par erreur humaine. De plus, j'ai employé la division habituelle en livres, chapitres et versets. En revanche, on voit dans chaque édition de la Vulgate d'autres aides à la compréhension des lecteurs, que différents éditeurs fournissent selon leur propre goût. Quant à moi, j'ai essayé d'utiliser ces aides afin de faire un texte aussi aisé à lire que possible.

La plus importante d'entre elles est la ponctuation. Colunga et Turrado se servent de nettement moins de virgules que Vercellone, et moi j'en utilise moins encore : je trouve qu'une abondance de virgules conduit le lecteur à se tromper en attachant trop d'importance à une proposition subordonnée plus souvent qu'elle ne l'assiste. J'ai tenté également de faire un usage plus régulier des deux-points et des points-virgules dans les livres de poésie, mais je ne me suis écarté que rarement des divisions en phrases établies par mes prédécesseurs.

Quant à la poésie, je l'ai mise en vers d'après Colunga et Turrado, qui eux-mêmes suivent d'autres « recentiores editiones », selon leur Præfatio. Enfin, j'ai divisé le texte en alinéas, pour la plupart suivant Colunga et Turrado.

On trouve également de petites variations d'orthographe dans les différentes éditions : en général, j'ai fait usage de l'orthographe des livres liturgiques de la première moitié du 20e siècle (par exemple, umquam plutôt que unquam, annuntiare plutôt que adnuntiare, caritas plutôt que charitas). On notera que je distingue entre i et j, et æ et aë : c'est une pratique très répandue dans les textes liturgiques, et d'autres œuvres chrétiennes, mais on ne la trouve que rarement aux Vulgates—je ne sais pourquoi.

Enfin, j'ai choisi des titres assez concis pour les livres, comme Vercellone ou Colunga et Turrado, et à la différence d'Hetzenauer.

Est-ce que votre texte est sous copyright ?

Bien entendu, le texte original n'est plus sous copyright. Il se peut que les additions d'une édition particulière (par exemple, des introductions ou des annotations) soient sous copyright, mais je n'en ai rien inclus dans la mienne.

Je pensai sérieusement demander le copyright de mon édition, et la distribuer sous une licence « libre », ou « open text » : en effet, je craignais que quelqu'un ne s'appropriât le texte et ne le retirât du domaine public par quelque manœuvre légale. (Il y a aussi le risque qu'on distribue des textes modifiés sur internet, et qu'il s'ensuive une confusion entre les versions : voir ci-dessous pour savoir comment je m'attaque à ce problème.) Cependant, je le trouvai ridicule (même blasphématoire) de faire copyright la sainte Bible, donc je l'ai placée dans le domaine public, tout en appelant à ceux qui l'utilisent de faire connaître leur source, et de déclarer les modifications qu'ils y apportent.

Est-ce que votre édition possède l'Imprimatur ?

Oui : la Conférence Épiscopale anglaise a donné son approbation à la publication du texte le 9 janvier 2006.

A-t-on vérifié le texte ?

Oui, on l'a relu au moins deux fois. On peut voir les noms des relecteurs dans le fichier source/data.txt, disponible depuis cette page. Je sais bien qu'on ne dénichera pas toutes les petites erreurs même si on relit le texte jusqu'au jugement dernier : je m'engage donc à le corriger à l'avenir, et je demande à ceux qui découvriront des erreurs de bien vouloir me les signaler afin que je puisse amender le texte. La dernière mise à jour est toujours disponible depuis le site du projet.

Comment puis-je avoir confiance en votre texte ?

Tout d'abord, j'accepte toute responsabilité du texte entier. Plusieurs personnes m'ont aidé à le relire, et je les en remercie sincèrement ; néanmoins, j'ai relu chaque mot de la Bible moi-même, et la responsabilité pour les erreurs qui restent est entièrement la mienne. Vous me direz que cette réponse renforce vos doutes, étant donné que l'identité de l'éditeur qui la fait est plutôt mystérieuse. Quoique je sois discret, je ne suis pas anonyme : voir ci-dessous.

Voici des suggestions pertinentes pour vous rassurer. Le mieux, ce serait d'engager un correcteur professionnel à relire le texte entier : cela rendrait service à tous ceux qui l'utilisent. Des propositions plus réalistes : choisissez quelques chapitres au hasard et vérifiez-les ; ou bien envoyez-moi un courriel, et jugez ma réponse ; ou bien faites des recherches sur Google pour des sites internet qui me décrient comme charlatan qui fournit au monde un texte déficient. Ou peut-être avez-vous une autre solution.

Dans quels formats le texte est-il disponible ?

Le format basique est du texte simple avec du balisage improvisé, expliqué ici. Le texte est également disponible au format HTML pour lire en ligne, et il y a une version composée, prête à imprimer. Enfin, le texte sera ajouté à l'Oxford Text Archive en XML à la DTD TEI Lite.

Pourquoi le format basique du texte n'est-il pas une version d'XML ?

Le but original du projet était de fournir un texte pour le logiciel VulSearch. Pour des raisons historiques, celui-ci exige que les fichiers soient mis en texte simple. Un petit script qui transforme le texte en XHTML valable se trouve ici, et on pourrait le modifier sans peine pour obtenir n'importe quelles balises XML.

Je veux citer votre texte, mais je m'inquiète de ce que vous puissiez le modifier après.

C'est là un problème auquel je suis très sensible : je sais bien combien c'est contrariant d'avoir des textes électroniques qui changent comme du sable qui se dérobe sous les pieds. J'ai donc crée un depôt svn, qui permet facilement de retrouver le texte comme il était à une date donnée. Le mode d'emploi de ce depôt est décrit ici (en anglais).

Qui êtes-vous ?

Voir la page de titre, ou bien envoyez-moi un email.

Pourquoi êtes-vous si peu disposé à faire connaître votre identité?

Tout d'abord parce que je suis par nature modeste et réservé ; en outre, il faut être prudent, car je fais carrière où règne la discrimination contre la religion (de l'intolérance au nom de la tolérance).

Qu'est-ce qui vous rend apte à ce travail ?

Rien du tout, et je rougis d'imaginer des experts en latin ou en théologie faisant usage de l'ouvrage d'un amateur comme moi. J'ai toutefois des qualités personnelles qui m'étaient très utiles lors du travail : je suis patient, perfectionniste, et exceptionnellement obstiné.

Êtes-vous quelqu'un d'un peu fou ? le défenseur ennuyeux d'une cause perdue ? ou simplement un facho ?

Bien évidemment, je suis complètement fou. Quant à la deuxième accusation, ce n'est pas à moi de la juger, mais je dirais plutôt excentrique qu'ennuyeux. Finalement, je ne suis pas fasciste—plutôt antidémocrate et monarchiste.

Pourquoi vous êtes-vous engagé dans ce projet ?

L'on m'avait brisé le cœur, et j'avais besoin d'une distraction.

Puis-je vous faire un don ?

Bien sûr—je vous en serais bien reconnaissant. Veuillez me contacter par email. Il me plaît aussi de recevoir un email, ne serait-ce qu'un tout petit mot, de quelqu'un auquel le projet est utile. Et surtout, je vous prie de me signaler les erreurs que vous trouvez dans le texte.